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Un Caillebotte découvert dans un grenier !

Quand Léopold Brochet décida début avril 2022 de ranger le grenier de sa maison de Draveil, il ne se doutait pas qu'il allait découvrir, enveloppé dans une toile grossière, un bien curieux tableau représentant une femme avec une ombrelle en promenade sur les quais de Seine. Et quelle ne fut pas sa stupeur quand il s'aperçut que la toile, de taille modeste (60 x 45 cm) portait la signature d'un des plus célèbres peintres et mécènes des impressionnistes, Gustave Caillebotte (1848-1894).

Edgar Degas. Eugène Manet. 1874. Collection particulière
Gustave Caillebotte. Femme à l'ombrelle en bord de Seine. 1877. Collection particulière

Expertisé par la fameuse maison "Gella Cote & Jean Tramble", ce tableau, peint en 1877, pourrait voir son prix dépasser les 5 millions d'euros. Gustave Caillebotte l'aurait présenté à la troisième exposition impressionniste, en même temps que le "Pont de l'Europe" et "Rue de Paris, temps de pluie". On ne trouve cependant pas trace de la "Femme à l'ombrelle" dans le catalogue.

Claude Monet fait explicitement référence à ce tableau dans une lettre écrite à Vétheuil en 1879 et adressée au docteur Georges de Bellio: " Vendredi dernier, j'ai rencontré à Paris Gustave Caillebotte... Il m'a parlé d'un site qu'il avait peint, non loin de l'île Saint-Louis avec une jeune femme portant une ombrelle..." .

Quant au modèle qui a posé pour la toile, il s'agirait d'Adélaïde Rouget de la Lotte, arrière-petite fille de la fameuse Mathilde Rouget de la Lotte (1702-1798), peintre du 18ème siècle, célèbre pour son autoportrait au poisson volant...

Mathilde Rouget de la Lotte. Autoportrait au poisson bondissant. 1729. Aquarium municipal de Laplage-Lesflots
Mathilde Rouget de la Lotte. Autoportrait au poisson bondissant. 1729. Aquarium municipal de Laplage-Lesflots

Dans ses conférences d'histoire de l'art, Fabrice Roy conjugue le passé au présent, dans une évocation poétique et ludique du 19ème siècle français...



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