L'humain au cœur des métiers de l'hôtellerie-restauration

Le mercredi 6 octobre dernier, Fabrice Roy animait dans le cadre du Salon Food Hôtel Tech à Nice Acropolis, une table ronde sur le thème:

Comment le Covid a-t-il ramené l'humain au cœur de nos métiers?

Pour en parler, il accueillait Marie Condé, Directrice des Ressources Humaines de l’Hôtel le Méridien à Nice, Cécile Malbos, Responsable de l’agence Nice-Côte d’Azur de la société de recrutement spécialisée en Hôtellerie-Restauration AJConseil et Laurence Nawroski, Directrice de Meraki, organisme de formation et de coaching.

L'humain a toujours été au cœur des métiers de l’hôtellerie et de la restauration. C’est LE moyen de procurer une expérience client exceptionnelle. Et cette exception, créatrice d’émotion, est une condition nécessaire pour faire des clients de véritables ambassadeurs auprès de leurs proches et de leur réseau.

La question est de savoir si, depuis des années, on n’a pas oublié cette évidence. En d’autres termes, le Covid a-t-il agi comme le révélateur d’une dimension qui tient plus au savoir-être qu’au savoir-faire, à l’attention portée au développement personnel des employés, à leur mode de vie, à la compatibilité de leurs valeurs avec celles de l’établissement où ils travaillent, à leur intégration, à leur salaire ?

Tourisme Culture Magazine® vous propose l'intégralité de l'échange, en présence d'un nombreux public de professionnels et d'étudiants.

De gauche à droite, Marie Condé, Cécile Malbos, Laurence Nawroski, Fabrice Roy. © Christophe Giraudeau

La conférence-table ronde...

Dire que l’emploi dans l'hôtellerie-restauration est sous tension est un euphémisme. En pleine saison 2021, ce sont près de 100 000 postes qui ne trouvaient pas preneur au niveau national.

Après des mois de confinement, le secteur ne trouve pas assez de femmes de chambre, de serveurs, de cuisiniers pour permettre aux établissements de fonctionner à plein régime. Le personnel, notamment saisonnier mais pas uniquement, a eu le temps pendant cette période de se pencher sur sa vie familiale, sur ce qui était important pour lui, sur des métiers alternatifs plus attractifs peut-être et moins contraignants. Beaucoup de professionnels n’ont pas repris du service, et ont préféré changer de métier plutôt que de revivre des horaires en coupure, et d’assumer un rapport entre charge, conditions de travail et rémunération qui ne les satisfait plus. Certains établissements ont du fermer des chambres, restreindre leurs jours d’ouverture ou leurs horaires de service, j’allais dire, faute de combattants. Ajoutons à cela une clientèle hors normes au sens littéral du terme avec la diminution de la fréquentation étrangère et la prise de conscience que les français et les locaux allaient constituer au moins pour un temps la majorité de nos clients, et nous obtenons la trame du chantier qui attend les professionnels, les collectivités et les pouvoirs publics pour redonner au secteur toute son attractivité.


Un grand merci au photographe Christophe Giraudeau et aux jeunes de l'agence Talidad pour la captation.