Le chêne de Déborah

Le Haut-Pays niçois est décidément plein de surprises ! Parmi les trésors qu'il cache, il en est un que nous sommes allés découvrir juste avant son ouverture pour la saison d'été. Ce matin-là, avec une pointe de malice dans les yeux, Déborah Georges nous a fait les honneurs de Lo Robur, à Roure.



Déborah Georges. © Fabrice Roy

Ces montagnes-là, elles ne vous écrasent pas. Quand on vient de Nice, elles vous accompagnent par degrés depuis les falaises de la Tinée, elles vous accueillent à Saint-Sauveur, puis elles vous invitent à prendre la direction de Beuil par le col de la Couillole.

Ces montagnes-là, elles devinent que ce que vous cherchez, ce n'est ni la vitesse, ni la folie du touriste pressé, qui laissent sur le bord du chemin ces arbres magnifiques qu'on insulte en les ignorant.

Ces montagnes-là, elles vous prennent par la main et elles vous montrent cette route qui se cache sur votre droite, comme un petit rameau décharné. Alors, puisque vous êtes venu découvrir cette part de vous-même qui s'émerveille de la plus humble des fleurs, vous vous laissez faire et vous montez jusqu'à Roure. Agrippées à une pente ourlée de verdure, elles sont là, maisons de village, qui se blottissent autour de Saint-Laurent dont la statue orne le fronton de l'église.


Roure © Fabrice Roy

Comme un navire ouvert au vent du large, l'auberge communale a jeté son ancre sur la roche, un peu en contrebas de la rue centrale. Lo Robur, c'est son nom, et ce n'est pas un hasard.

Robur et Roure, c'est pareil, c'est aussi solide que rora, le nom latin du chêne.

© Fabrice Roy

Lo Robur, c'est aussi courageux et volontaire que Déborah Georges qui est venue habiter ces lieux, qui les couve de son regard, qui les éclaire de son sourire, qui les parfume de ses plats. Des plats simples, authentiques, des vrais produits de la terre. Ce n'est pas difficile, il faut juste se laisser faire et laisser parler son cœur puisque c'est d'abord à lui que Déborah s'adresse.


Déborah Georges, elle a 27 ans. Bien sûr, elle a étudié les bases théoriques, mais c'est en travaillant dans les cuisines du Majestic de Cannes avec Olivier Biles, de l'Eden-Roc d'Antibes avec Maxime Danieli ou encore de la Chèvre d'Or à Eze, qu'elle a conçu sa propre vision.

Déborah Georges, c'est une cuisine d'instinct et de partage, avec ce qu'il faut d'agilité pour prendre ce que les producteurs lui offrent et le sublimer avec audace et rigueur.


Monter à Roure, ça se mérite. Une fois en haut, on arpente les ruelles, on salue le guetteur de Nicolas Lavarenne, on se laisse bercer par le tintement des cloches romanes et on visite l'arboretum.

Le guetteur de Nicolas Lavarenne © Fabrice Roy

Deux cadrans solaires prodiguent l'heure au pied de la tour de guet depuis 1760. Ce soir, ils vous disent qu'il est temps d'aller prendre vos quartiers à Lo Robur. Vous y prendrez les clés de votre chambre, bien fraiche, au meubles confortables et à l'incroyable vue sur les montagnes, sur ces montagnes-là qui donnent tant à ceux qui les respectent...

Le confort des chambres... © Fabrice Roy

Et puis, ce sera le dîner, dans la véranda aux larges baies vitrées... ce sera la cuisine de Déborah.


Pour amorcer la saison, le menu de ce samedi, on vous en offre la primeur:


Artichaut vinaigrette

Assiette de légumes de chez Laurent Ferrer de la ferme des trois buis à Ilonse

Filet mignon de veau flambé à l'alcool de thym

Fazzoletti à la chlorophylle de persil, ravioles de betteraves fumées

Carpaccio de fraises, gelée de menthe, poivre de cubabe

Thé aux fruits rouges bio


Lo Robur

38, rue centrale

06420 Roure

Tél: 06 45 76 60 73



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