Le Liban sur le cours Saleya

Di Yar est un restaurant libanais situé à Nice, cours Saleya. Ambiance amicale, cuisine soignée, mezze copieux... Entretien avec Sam Kanaan, le propriétaire...


Le restaurant Di Yar © DR

Les débuts:

Je suis né au Liban. Je suis arrivé en France à 17 ans, en 1986. J'ai étudité le droit et obtenu un DEUG de Sciences Eco. Ensuite, j'ai arrêté les études et j'ai commencé à travailler dans plusieurs établissements, y compris des fast-food comme Mac Donald's. Je faisais des extras, et j'ai appris petit à petit le métier de la restauration. Ma première véritable expérience a été un restaurant à Villeneuve Loubet, qui s'appelait le Saint Barth où je suis resté quatre ans. C'était une grande brasserie avec beaucoup de monde, ce qui m'a permis de développer ce côté relationnel qui me plait énormément. Et puis j'ai eu l'opportunité de créer ma première affaire avec un ami en 1992. C'était un bar qui se trouvait rue François Guizol à Nice. Il s'appelait "le Transformer", on y recevait des artistes niçois, on faisait des vernissages, de la musique. Je travaillais aussi beaucoup dans les boites de nuit et ce rythme commençait à me peser.

Sam Kanaan © DR

La naissance de Di Yar

En 1995, je me suis associé avec mes beaux parents, et on a ouvert le Byblos, mon premier restaurant, qui se trouvait rue de la Préfecture. On a gardé ce nom pendant deux ans, et on a dû ensuite changer, par rapport à l'autre Byblos, celui de Saint-Tropez! Depuis, on l'a appelé "Di Yar". En 2005, j'ai racheté les parts de mes beaux-parents et j'ai gardé ce restaurant jusqu'en 2017. Cette année-là, je l'ai vendu pour ouvrir l' actuel "Di Yar", sur le Cours Saleya.

J'aime ce que je fais, j'aime parler avec les gens, et ils me le rendent bien ! 80% de mes clients sont des habitués et j'ai gardé ma clientèle du temps de la rue de la Préfecture. Il est vrai que le nouveau "Di Yar" n'est pas loin de l'ancien !


La cuisine de Di Yar

Au début, c'est moi qui faisait la cuisine, et petit à petit, j'ai embauché des gens de confiance. Cela fait 12 ans que j'ai la même équipe. Je fais tout pour conserver mon personnel car il est très important, vis à vis des clients, d'assurer la pérennité du chef de cuisine et du chef de salle. Cela permet de tenir compte de tous ces petits détails qui font que les clients se sentent bien chez moi. Si j'ai des demandes particulières, dans la mesure du possible, j'essaye de les satisfaire, pour que le client parte content et revienne.

Je ne travaille qu'avec des produits frais, je suis livré tous les jours en légumes et en viandes.Mon chef de cuisine est une cheffe de cuisine. Madame Shrim est libanaise et cuisine au restaurant comme elle cuisine chez elle à la maison. Elle passe souvent de table en table pour voir les clients, demander si tout se passe bien. Pour nous, chaque personne est importante, qu'elle dépense 20 ou 100 euros ! On peut faire chez moi un vrai repas, qu'on aime la viande ou qu'on soit végétarien. Notre cuisine est une cuisine de partage ouverte à tous les goûts. On a environ 25 plats différents sur la carte, parmi plus de 100 possibles.

© Tripadvisor

La cuisine libanaise est connue mondialement, le mot "mezze" signifie littéralement "grignoter". On mange, on s'arrête, on discute, on s'échange les plats dans la convivialité.


Les vins

Pour ce qui est des vins, on a le Ksara, réserve du couvent, un vin excellent que l'on propose en rouge et en rosé. On a aussi le Kefraya, que je compare un peu à un Côtes du Rhône, et qui passe très bien avec la cuisine que nous faisons. Les cépages des vignobles libanais sont tous des cépages français, Cabernet Sauvignon, Syrha, Merlot...


Le Liban et la Côte d'Azur

Le Liban, pour moi, c'est une grande nostalgie, j'y ai passé ma jeunesse ! Et puis, depuis la mort de mes parents, quand j'y retourne, je m'y sens un peu étranger. Quand je rentre à Nice, j'ai vraiment l'impression de rentrer chez moi.

Je m'investis auprès de l'association "Mon Liban d'Azur", qui vise à développer les liens d'amitié entre le Liban et la Côte d'Azur. Quand j'ai discuté avec sa présidente Géraldine Ghostine, elle m'a très vite convaincu. J'ai beaucoup aimé son engagement, sa force et sa volonté de faire avancer les choses. J'ai trouvé son initiative très intéressante, pour son potentiel d'entr'aide, de mise en relation, de solidarité. Je pense qu'on va aller loin avec cette association !


Di Yar

13, cours Saleya

06300 Nice

Tél: +33493623133


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