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Marquet en Normandie

Le Musée d'Art Moderne André Malraux présente jusqu'au 24 septembre prochain une exposition consacrée à Albert Marquet (1875-1947) et à une partie souvent méconnue de son œuvre réalisée lors de ses séjours en Normandie.

L’exposition « Marquet en Normandie » présentera environ 60 peintures et dessins issus de prestigieuses collections publiques et privées, françaises et étrangères, pour la première fois réunies. Ces œuvres dialogueront au MuMa avec celles de ses amis, Dufy, Matisse, Friesz, Camoin, Valtat…

Albert MARQUET (1875-1947), La Passerelle du Havre, 1934, huile sur carton entoilé, 36,5 x 44,5 cm. Strasbourg - Musée d’Art Moderne et Contemporain. © Musées de Strasbourg
Albert MARQUET (1875-1947), La Passerelle du Havre, 1934, huile sur carton entoilé, 36,5 x 44,5 cm. Strasbourg - Musée d’Art Moderne et Contemporain. © Musées de Strasbourg

Dans la lignée des expositions qu’il a consacrées à des artistes ayant séjourné au Havre et en Normandie (« Camille Pissarro dans les ports » en 2013, « Raoul Dufy au Havre » en 2019), le MuMa a souhaité se pencher sur l’œuvre normande d'Albert Marquet, avec l'opportunité de s’interroger sur la question de la série ou encore celle du point de vue chez ces artistes.

Albert MARQUET (1875-1947), Le Port de Honfleur, 1911, huile sur toile, 65 x 81 cm. Winterthur - Kunsthaus - don de Georg Reinhart -1933. © Hans Humm - Zürich
Albert MARQUET (1875-1947), Le Port de Honfleur, 1911, huile sur toile, 65 x 81 cm. Winterthur - Kunsthaus - don de Georg Reinhart -1933. © Hans Humm - Zürich

Albert Marquet vint au Havre à plusieurs reprises, y peignit, y exposa, favorisant ainsi une proximité avec les collectionneurs, qui, pour certains, achetèrent des œuvres en nombre. En 1906, il y rejoint Raoul Dufy. Ils se rendent à Fécamp et Trouville, où les deux jeunes artistes peignent côte à côte, des fenêtres de chambres d’hôtel, multipliant les points de vue sur les bassins, la mer comme les rues pavoisées de la ville ou murs placardés d'affiches

publicitaires. Les deux amis font alors de ces lieux le terrain d’expérimentation privilégié pour leurs recherches picturales et l’usage de la couleur.


Albert MARQUET (1875-1947), Le Quai du Havre, 1934, huile sur toile, 65 x 81 cm. Liège - Musée des Beaux-Arts/La Boverie. © Musée des Beaux-Arts de Liège/La Boverie
Albert MARQUET (1875-1947), Le Quai du Havre, 1934, huile sur toile, 65 x 81 cm. Liège - Musée des Beaux-Arts/La Boverie. © Musée des Beaux-Arts de Liège/La Boverie

En juin 1911, il peint à Honfleur où il rend visite à Félix Vallotton, puis au printemps 1912, Albert Marquet se rend à Rouen, rejoint en juillet par Henri Matisse. Son séjour rouennais est une invitation à peindre et à trouver de nouveaux motifs qui l’entraînent dans d’infinies variations sur un même sujet.

Toute sa vie, Albert Marquet a exploré sa propre voie, refusant de théoriser son art. Cet artiste discret et insensible aux honneurs disait: « Je ne sais ni écrire ni parler mais seulement peindre et dessiner. Regardez ce que j’ai fait. Ou je suis arrivé à m’exprimer

ou j’ai échoué, en tout cas, que vous ne compreniez pas, par votre faute ou par la mienne,

je ne peux pas faire plus »


2, boulevard Clemenceau

76600 Le Havre

Tél.: +33 (0) 2 35196262



Dans ses conférences d'histoire de l'art, Fabrice Roy conjugue le passé au présent, dans une évocation poétique et ludique du 19ème siècle français...




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