Peintre russe en pays d'Azur...

Né à Kiev en 1954 de parents ukrainiens, Nikolaï Kojoukhovski perd son père très jeune en 1956. Ce dernier faisait de la peinture en amateur, ce qui a amené le petit Nikolaï à étudier à l'école des beaux arts à partir de l'âge de 11 ans. C'est le début d'une trajectoire qui l'amène en France, en passant par Moscou, et après 13 ans d'études et de stages pratiques d'après nature. Il se confie à Fabrice Roy, pour Tourisme Culture Magazine à l'occasion d'un vernissage privé qui a eu lieu le lundi 6 juillet dernier dans le cadre de la Villa Namouna de Beaulieu-sur-Mer.


Nikolaï Kojoukhovski se revendique du mouvement impressionniste dont les ténors, tels Claude Monet, Camille Pissarro et Paul Cézanne ont marqué sa jeunesse, à travers les expositions qu'il a pu visiter à Saint-Petersburg ou encore à Moscou au Musée Pouchkine. Attiré par Albert Marquet et Pierre Bonnard, Nikolaï peint aussi bien des portraits que des paysages ou encore des natures mortes avec une grande sensibilité et un emploi franc de couleurs vives avec une belle maîtrise de la lumière.

Nikolaï Kojoukhovski. © Fabrice Roy

Son sourire, son optimisme, sa simplicité font de Nikolaï Kojoukhovski un personnage extrêmement attachant dont le début de carrière a eu lieu dans le cadre de l'ex-Union Soviétique. Ayant dû quitter Kiev en délicatesse avec le parti communiste local, le peintre se retrouve à Moscou en 1984. Il n'y connaît absolument personne et vit pendant quelques temps en quasi clandestin. Il trouve à louer un minuscule appartement pour un rouble par jour auprès d'un ex-membre de la sécurité de Staline qui avait sombré dans l'alcool. Presque chaque matin, la police frappait à sa porte pour savoir qui logeait-là. Nikolaï va souvent peindre la Cathédrale de Saint-Basile le Bienheureux, près de la Place Rouge. C'est là qu'il se fait peu à peu apprécier d'un public qui lui achète ses œuvres de plus en plus souvent, quand la police le laisse tranquille.

Le village de Mougins - Nikolaï Kojoukhovski. © Fabrice Roy

Nikolaï Kojoukhovski découvre Nice en 1998 et il s'y installe de façon permanente à partir de 2009. Il a réalisé en France plus de 114 expositions, au Negresco grâce à Madame Augier, à Paris et dans d'autres régions. Il a également exposé en Allemagne et au Luxembourg.

Nature morte. Nikolaï Kojoukhovski. © Fabrice Roy

Nikolai Kojoukhovski - Site officiel

Tél: +33 7 62 07 03 57

© 2019  by the Effistra communication team. All rights reserved