• Cheryn Espallargas

Peintres au fil de l'eau : Georges Seurat

Le mardi 15 septembre dernier au restaurant Miamici à Nice, Fabrice Roy vous a entrainé vers un voyage sur le thème « Les impressionnistes et la Seine ». Une belle occasion de s’intéresser au pointillisme, mouvement néo-impressionniste, né sur les rives de la Seine.

Portrait de Georges Seurat (Galerie Montblanc)

Georges Seurat, né en 1859 dans une famille aisée de la bourgeoisie parisienne, apprend le dessin à l’âge de 16 ans et intègre les Beaux-Arts encouragé par ses parents.


Suivant une approche moderne et scientifique, le jeune peintre illustre des scènes de détente à Paris, ou sur les bords de Seine. Il marque ses toiles de couleurs en y apposant des milliers de petits points, ce qui lui confère le surnom de « pointilliste ». L’utilisation de cette technique permet des dégradés de couleurs nuancés. En s’éloignant de la toile, elle donne un effet de couleurs entremêlées et de luminosité.

Pendant deux ans, le jeune Seurat se rend fréquemment avec son ami le peintre Paul Signac, sur les bords de la Seine à l’Ile de la Grande Jatte, où il étudie la division des couleurs de cet espace. Cette étude aboutit à la réalisation de son plus grand chef d’oeuvre « Un dimanche après-midi à la Grande Jatte » (1884-1886), qui portera les bases du néo-impressionnisme et sera l’oeuvre officiellement fondatrice du pointillisme.

Un dimanche après-midi à la Grande Jatte, (1884-1885) Georges Seurat (Art Institute, Chicago.)

Camille Pissaro, peintre du mouvement impressionniste, conquis par cette œuvre, impose Seurat et Signac à la 8ème exposition des Impressionnistes (1886), provoquant des tensions avec les artistes Monet, Caillebotte et Sisley. Mêlant art et science, Seurat suscite l’incompréhension dans le milieu des peintres impressionnistes, et ne sera que le sujet d'indifférence ou de désaffection de la part de ses contemporains. « Par cette quête d’une nouvelle voie artistique, Seurat incarna une nouvelle génération de peintres qui signèrent sans véritablement le savoir la fin du mouvement impressionniste » (Agathe Lautréamont). L’exposition des impressionnistes de 1886 sera la dernière.


Georges Seurat, auteur, entre autres des oeuvres « Une baignade à Asnières » (1884), « La Seine à Courbevoie » (1885), ou encore « La Seine à la Grande Jatte » (1888), s éteindra en 1891, à l’âge de 31 ans, à Paris.

Une Baignade à Asnière (1884), Georges Seurat (National Gallery, London)

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