Sylvia Rainguez... l'empreinte à fleur de robe

Elle fait partie de ceux que nous applaudissons tous les soirs sur les balcons de nos villes en cette période de pandémie. Infirmière et peintre... deux métiers qui ne se choisissent que par la raison du cœur. A travers ses œuvres, Sylvia Rainguez porte sur la femme une vision unique teintée d'admiration et transcendée par son talent.

Sylvia Rainguez au musée Sursock de Beyrouth © Fabrice Roy

Une petite tourangelle dessine et dépose les couleurs comme si elles perlaient de ses yeux.

Elle peint, Sylvia, toute jeune déjà, au point que ses parents, loin de considérer le talent artistique comme un passe-temps à proscrire, l'inscrivent aux Beaux Arts de Tours dont elle suit l'enseignement pendant sa scolarité.


Puis vient l'installation à Nice et le temps de l'engagement. Comment concilier l'attrait des pays lointains et la volonté de donner et d'être utile? Sylvia Rainguez sera donc infirmière.

Elle multiplie les missions humanitaires depuis l'Afrique subsaharienne jusqu'en Guyane, sur les rives du Maroni.

Sylvia noircit ses carnets de voyage, elle les couvre de dessins, de couleurs. En Afrique, elle capte la posture élégante et altière des femmes dans les gestes du quotidien.

Elle saisit leur douce résignation qui masque les ressorts d'une formidable énergie.

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Les pastels, la terre, les pigments, tout est prétexte pour fondre la rude beauté de l'ocre dans l'éclat d'un soleil aveuglant.

L'infirmière diplômée affine le style de l'artiste par des études à la Villa Thiole. Ce sont deux vies en une et des carnets toujours présents qui débordent de sources d'inspiration infinies.

Ce seront les rites, les gestes, les paysages ponctués d'arbres et de vieilles murailles aux pierres brûlantes qui conservent la mémoire des peuples. Et toujours les femmes, et toujours la femme africaine dont la posture même est source de beauté...

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Pour Sylvia Rainguez, la femme devient le sujet d'une série dont l'horizon se déplace au gré des époques et des civilisations.

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Mystérieuses et discrètes gardiennes des traditions du Japon, les geishas réveuses au col blanc expriment sans rien livrer toutes les nuances de la grâce et du raffinement.

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Les beautés de la Belle Époque succèdent aux femmes d'Afrique et aux saburuko lors d'expositions au Casino de Beaulieu ou au Yacht Club de Monaco. Il en émane la même élégance mais aussi ce sentiment de solitude assumée, cette apparente indifférence à tout ce que la vie porte d'insignifiant et de vulgaire.

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Sylvia Rainguez peint les corps mais elle exprime les âmes. Il y a quelque chose d'immatériel dans ses toiles, les ondes du tissu prennent vie, elles épousent, elles soulignent, elles en viennent à suggérer par elles-mêmes les formes qu'elles contiennent.

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Les toiles et plexiglas de Sylvia Rainguez représentent aujourd'hui des robes et des tutus, dont le drapé symbolise l'essence de la féminité. La transparence et la légèreté des étoffes habillent des corps dont l'absence même est source d'existence.

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Deux beaux projets d'expositions pour 2020 ont vu leur tenue reportée par l'actualité liée à la pandémie :

  • Hôtel de Paris Saint Tropez

  • L'Orangerie des jardins du Luxembourg à Paris


© Jan Sainte-Fare 2018

Sylvia Rainguez

5, avenue des Iris

06300 Nice

Tél: 06 15 87 23 44


sylvia.rainguez@gmail.com


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